TAXE DE SÉJOUR à partir du 1er janvier 2018

Le service communication de Lamballe Terre & Mer va adresser à tous les hébergeurs du territoire un guide pratique sur la collecte de la taxe de séjour courant de semaine prochaine. Mais vous pouvez dès maintenant le consulter ici.

*

CLUB DES IFS

 

* Spectacle de la Fédération le lundi 6 novembre : AMERIQUE LATINE côté Pacifique (car gratuit).

* Le mardi 5 décembre : JOURNEE DE NOEL à PLENEE-JUGON : LES ANNEES YEYE.

Chacun doit se rendre à Plénée-Jugon avec son véhicule personnel.

Les inscriptions sont closes.

Renseignements auprès de Nicole GONTIER au : 02 96 84 70 84

 

Gymnastique

Les cours de gymnastique organisés par le Club des Ifs ont repris au dojo de TRÉMEUR, le mardi de 19h00 à 20h00.

Les cours sont ouverts aux hommes et femmes, y compris des communes voisines.

Le tarif est de 63,00 € pour l’année. Les 3 premières séances sont gratuites.

Renseignements et inscriptions auprès de Nicole GONTIER au : 02 96 84 70 84

Prochains rendez-vous des Agités de la Rosette

Dimanche 19 novembre 2017 : concert du Choeur d'Arabesque de Broons  au profit du Téléthon   15h30 à l'église.

Dimanche 26 novembre 2017 : dictée au profit du Téléthon. Mais, évidemment, une dictée des Agités ne saurait se faire sérieusement. Il s'agira par conséquent d'une dictée humoristique. Ce sera donc pour rire ou pour pleurer de rire. Même les récompenses pourraient se montrer très drôles. Alors, venez... sans faute !


TARIFS DE LOCATION DE LA SALLE DES FETES

 

-          Buffet (1 journée)                                                115 €

-          Utilisation d’une journée supplémentaire            50 €

-          Spectacle de variétés, concours de belote         80 €

-          Soirée (sans entrée payante ni buffet et

Apéritif dinatoire)                                                            70 €

-           Apéritif                                                                50 €

-          Réunions  diverses associations clubs             gratuit

-          Fête de Noel de l’école                                     gratuit

-          Forfait de nettoyage                                             30 €

-          Location vaisselle ( *) – Totalité                           30 €

-          Ou 10 € par rubrique (verres/assiettes /couverts..)

(*) Paiement de la vaisselle cassée au prix d’achat.

 

téléphone : 02.96.84.80.98

MISE A JOUR : mars 2017 :

 

PETIT GLOSSAIRE DU PARLER DE TRÉMEUR ET DU GOURAY

 

Note relative à l’édition de 2007.

Le glossaire du parler de Trémeur a été progressivement écrit par

Marie LE BAILL, femme de Jean RENAULT, à partir de fiches que celui-ci

rédigeait ou dictait au gré de ses souvenirs. Ce long travail s’est déroulé

durant les années 70, jusqu’à sa mort en 1978. Les mots du Gouray ont

figuré en complément dès le début de ce travail, comme un témoignage

comparatif de ce qui se parlait dans la commune d’origine de Jean-Baptiste

RENAULT, le père de Jean.

Marie LE BAILL a souhaité en rédiger un ensemble ordonné et vérifié.

C’est ainsi qu’au début des années 80, elle a soumis son ébauche à Robert

TARDIVEL, ami de la famille, excellent connaisseur et pratiquant de ce

parler. Ce glossaire a été corrigé et complété, et a pu être diffusé au sein

de la famille en 1988, comme un hommage posthume de notre mère à

notre père.

Il semblait naturel d’en faire un élément du Livre des RENAULT,

comme une contribution culturelle à l’histoire de notre famille. Je me

souviens de cette époque encore proche où les Trémeurois parlaient tous

gallo entre eux, où notre père n’hésitait pas à en faire autant avec ses

anciens camarades d’école, où personne n’aurait dit « oui » puisque l’on

disait « yan », et que « vantié » venait plus naturellement que « peut-être

».

Une fissure culturelle s’était pourtant produite dans notre histoire de

vie : enfants de la ville, nous n’avions pas besoin de ce parler. Notre père

nous enseignait un français « soigné », celui de l’école : le trémeurois nous

était presque inconnu. Il devait rester pourtant un signe fort de

l’appartenance de notre père à un passé et à une commune qui

échappaient pour beaucoup à sa femme et à ses enfants. Dans la vie

parisienne et anonyme, c’était une façon essentielle pour lui d’être

différent. Savoir parler trémeurois était pour lui une marque identitaire, au

moins autant qu’un moyen de rester proche de ses amis restés au pays.

Né à Trémeur en 1908 de parents instituteurs, Jean RENAULT s’était

intéressé au parler de son village natal et de ses camarades de jeu, sans

toutefois en faire le même usage que les enfants des fermes. Si sa

connaissance en était parfaite, l’usage qu’il en faisait était souvent réduit.

Mais ce parler, que la ville traitait de patois alors qu’il était souvent un

respectable témoignage de vieux français mêlé d’emprunts divers et

d’invention propre, était aussi pour Jean RENAULT un objet de

connaissance qui l’intéressait en tant que tel, comme une contribution à la

richesse linguistique de notre Humanité.

Les années ont passé. Puisse ce glossaire, remis en forme et illustré,

témoigner à sa façon de la longue histoire de la famille Renault.

Jean-Marie RENAULT

Avril 2007

 

 

Note relative à l’édition de 1988.

Trémeur est la commune natale de Jean Renault, située dans le

canton de Bröons (Côtes-du-Nord) le long de la route Paris-Brest (RN 12).

Les mots du glossaire ont été relevés par Jean Renault, décédé en

1978, et j’ai réalisé la mise en ordre avec l’aide d’amis trémeurois que je

remercie vivement car c’est grâce à eux que ce travail a pu être achevé.

Jean Renault souhaitait une graphie s’adaptant mieux au parler gallo

que celle utilisée pour le français. C’est pourtant cette dernière qu’il a

adoptée, afin que la lecture soit possible pour tous, y compris ceux qui ne

sont pas allés ès écoles. J’ai conservé cette graphie.

Il semble qu’il y ait eu des différences de parler d’un côté de la

commune à l’autre. De même, le parler trémeurois a évolué dans le temps.

Jean Renault était né à Trémeur en 1908. Ses parents y étaient

instituteurs. Il y a suivi ses études primaires, et y retrouvait plus tard ses

camarades durant les vacances. Il connaissait bien le parler trémeurois.

Les mentions entre parenthèses indiquent les apports de personnes

nées en 1921 (R.T. : Robert Tardivel) et en 1897.

La mention « PLI » suivi d’une date indique que le renseignement a

été relevé dans l’édition du Petit Larousse Illustré de cette année-là.

Marie RENAULT-LE BAILL

Juin 1988

 

A

 

Abat-vent n.m. Volet plein, correspondant au fr. contre-vent.

En fr., un abat-vent est un objet placé sur une cheminée pour

empêcher la fumée de se rabattre.

Aberver v. Abreuver

Abiéner v. 1- Tirer parti des restes de quelque chose. 2- Prendre

sans en avoir vraiment le droit : I veut tout abiéner, il veut

s’approprier en abusant (un terrain communal, p.ex.).

Abolir v. Démolir (rare) : La maison a été abolie.

Abordée n.f. Petit batardeau qui sert à dériver l’eau d’une rivière vers le bief d’un

moulin. Par ext., petits barrages réalisés par les enfants sur le bord d’un ruisseau ou

d’un fossé. Une telle abordée n’est pas nécessairement permanente.

A bout court adv. Brusquement. Tourner à bout court, tourner brusquement (était

très utilisé à propos des attelages).

Accoter v. Amener en contact avec quelque chose (on disait aussi écotter. Ecotats,

écottais : passage difficile dans lequel on touche un ou côtés).

Achetaige (d’) Que l’on a acheté et non produit soi-même : du beurre d’achetaige.

Accrére v. Faire croire : J’n’cré pas, mais tu n’vas pas me faire accrére que …

A çt’houre adv. Maintenant (à cette heure).

A-cul adv. On met une voiture à cul pour la décharger, l’arrière touchant le sol.

Adan adv. Mettre bouc adan, mettre quelqu’un sur la face, à plat.

Adioter v. Tourner fou : I va nous faire adioter. On dit aussi tourner diot.

Adirer v. 1-Endommager, en particulier en parlant des récoltes : A cause du mauvais

temps, la moitié de la récolte est adirée. 2- Egarer un objet : J’ai encore adiré mon

couté.

Adléïsi adj. Agité, énervé : T’es ben adléïsi a. Jean Renault pensait que cela

signifiait : un peu demeuré.

Adré adj. Adroit.

Adsa Ce soir (cf. amatin).

Affaire n.f. Sujet personnel qu’on aborde difficilement, qui nécessite de la discrétion.

Dire son affaire à quelqu’un, faire une mise au point personnelle et ferme.

Affaîtiau(x) n.m. Chacune des faîtières du toit

Afficher v. 1-Rendre public, publier (bans du mariage, etc.). 2- S’afficher : se faire

voir. Elle aime ben s’afficher.

Affile (d’) : à la file, à la suite. Il but trois bolées d’affile.

Afistorium n.m. Toute sa petite boutique, tout ce dont on peut avoir besoin, un peu

pour parader.

Affutiaux n.m. Accessoires divers (terme peu utilisé à Trémeur selon J. Renault).

Age n.f. Age (même sens qu’en fr., mais toujours employé au f.) : T’es de la même

âge ; être dans les âges-là.

Agotonner v. Se mettre en grumeaux, en gotons. Très utilisé à Trémeur dans le sens :

mettre en boule de la laine ou de la bourre : Tu as les cheveux tout agotonnés.

illou adv. Ailleurs

Airette n.f. Petite parcelle. Airette de pâ : petite parcelle de pois ou de haricots dans

lun jardin.

Amain adv. En état de marche : Je ne suis pas à mon amain (je ne suis pas à l’aise

pour mon travail) ; remettre quelque chose d’amain (remettre en état, remettre à sa

place).

Amatin adv. Ce matin (voir a⁄né).

Amouléïger v. 1- Calmer avec des paroles : Sa fille était en train de brére, i

l’amouléïgit. (J.R.) ; 2- S’amouléïger : se calmer. T’en fais pas, i va s’amouléïger (se

disait surtout des attelages).

Ampan n.m. Distance de la pointe de l’index à celle du pouce écarté au maximum,

soit environ 23 cm. (J.Renault écrivait épan).

Andon n.m. Avoir de l’andon : durer longtemps. Ça a d’l’andon, ça a de la durée. Se

disait par exemple pour le beurre qui, plus dur, durait plus longtemps (J.R.).

Ané adv. Aujourd’hui.

Anijoué n.m. Nichet, oeuf en plâtre qu’on met dans un nid où l’on veut que les poules

aillent pondre.

Anniger v. 1- Rites de noces (on annigeait les époux) qui consistait à mettre les jeunes

époux tout habillés dans un lit après le repas de midi en leur servant une rôtie (v. ce

mot). 2- Aider à emménager (entendu en 1977, en parlant de retraités qui venaient

s’installer définitivement : on va les anniger samedi). 3- (Expression). Il reste à

anniger les poules : il reste à traîner à la maison au lieu d’aller au clos (Robert

Tardivel).

Anvin n.m. Orvet. Au Gouray, désignait au début du XXème siècle tout animal

rampant.

Aouvanne n.f. Auge. Aouvannée : contenu d’une auge.

Apion (d’) adv. D’aplomb (J.R.) Dans les années 1970, on dirait plutôt d’aplomb.

Apparescence n.m. Aspect, apparence : Je n’sais pas si la biâtrie (v. ce mot) s’ra

belle, mais elle a belle apparescence.

Appouyette n.m. Pieu de soutien aux branches trop chargées en fruits (voir fr. appui).

Ardiller v. Salir. Se disait surtout à Trémeur pour la boue en bas des pantalons.

Argent n.f. Argent (même sens qu’en fr., mais employé au f.).

Armouère n.f. Armoire.

À r’vée adv. A l’envers : Etre mauvais comme un bouc à r’vée.

Assemblée n.f. 1- Pardon religieux. L’assemblée de la chapelle du Chêne à Dolo.

Assemblée d’iaux : confluent.

Assister v. 1-Assister aux obsèques de quelqu’un : L’Homme-là était-y bien assisté !

(entendu 2 fois en 1977) 2- Bien assisté : qui a été bien aidé dans son entreprise.

Assoti v. 1-Assommer : J’vais t’assoti ! 2-S’assoti : s’étourdir en se cognant la tête

contre un obstacle.

Atéïner v. Attirer un animal domestique par de la nourriture qui lui plaît (J.R.). Il est

atéïné : il revient toujours (R.T.).

Àtelle n.f. 1-Bûche de bois coupée à une longueur de 2 pieds (66 cm) pour être débitée

plus tard. 2-Cadre de bois sur lequel est fixée la bourre du collier des chevaux.

Atta ! interj. 1-(J.R.)Viens ici près de moi : Atta, mon p’tit gâs. 2-(R .T.)Dépêche-toi !

(sur un ton très paternel).

Attendre v. Résister, au sens mécanique : Il a pendu ça au bout d’une ficelle, mais la

ficelle n’a pas attendu, elle a écourté !

A⁄ubiche n.f. Idée, intuition : avoir de l’a⁄ubiche. Se prononce aussi èwbiche.

Autant adv. Souvent utilisé par euphémisme. J’aime autant : je préfère.

Avient (ça s’) Expr. Ça se présente. Ça s’avient ben : ça se présente bien.

 

B

 

Bâche n.f. 1-Filet, havenet d’un diamètre d’environ 1,50 m et

d’une profondeur de 2 à 3 m avec lequel on peut barrer la rivière.

Le poisson, effrayé par les ribots (voir ce mot), se fait prendre.

2- S’utilise aussi dans le même sens que le fr. bâche.

Badie n.f. Cerise. Badier n.m. : cerisier.

Bâgoul n.m. 1-Personne bâillant aux corneilles. 2- Personne venant le soir

danser à des noces auxquelles elle n’est pas invitée.

Baiser v. 1-Etre baisé : se faire attraper. Il a été ben baisé. (Fr. argot.)

2-J’vais t’baiser : je vais te battre (enfants entre eux).

Baisure n.f. Marque restant entre deux pains qui se sont touchés pendant la cuisson. On dit aussi baisolure.

Baisolure n.f. Voir baisure.

Balette n.f. Belette blanche.

Balotte n.f. Balle à jouer des filles, souvent en laine.

Bancelle n.f. Siège de deux ou trois places, placé près du foyer de la cheminée,

comprenant un tiroir destiné à recevoir les allumettes, les chiffons et les chaussettes ;

Banne n.f. Charrette à ridelles pleines destiné à transporter des matériaux meubles

(sable).

Bannies n.f. Annonces diverses faites à la sortie de la messe. S’emploie en général au pluriel.

Banni v. 1-Annoncer par les bannies. 2-Publier les bans du mariage. 3-Par extension,

colporter : Faut pas aller l’banni partout.

Banquette n.f. Fossé longeant la route.

Baratte n.f. 1-Nénuphar jaune (Nuphar luteum), en raison de la forme du fruit. Le

nénuphar se dit aussi volette (v. ce mot). 2-S’utilise dans le même sens que le fr.baratte.

Barbâchou n.m. Enfant au visage barbouillé, par exemple de confiture.

Bardet n.m. Abordée (v. ce mot) permanente : Le bardet du moulin du Gravier.

Barriére n.f. S’utilise dans le même sens que le fr. barrière. Comme l’échalier (v. ce

mot), elle est construite en bois. La brêche et la héche (v. ces mots), en revanche, sont

constituées de branchages et d’épines.

Battoué n.m. Battoir à laver le linge (se disait aussi à Brest avant la guerre de 1939).

Batt’ de la hann’ v. Se traîner, « traîner ses guêtres ».

Il bat d’la hann’ par derr’ les aut’ : il a du mal à suivre.

Bédouauw n.m. Blaireau. S’rouler comme un bédouauw : se rouler par terre, en colère.

Bédouf n.f. Désignent les cloques de la peau, par exemple dues à une brûlure : les bédouf’.

Bédouflé adj. Boursouflé : Il avait la goule toute bédouflée.

Bédrin n.m. Pou du mouton.

Bélinge n.m. Sorte de drap.

Belluette n.f. Etincelle. On dit aussi buette (v. ce mot). C’est venu d’un coup, je n’ai

vu que belluettes.

Belluetter v. Se dit du feu qui fait des buettes (v. ce mot). La vue me belluette : la vue

me trouble.

Bénéfice expr. Rire tout le bénéfice : rire de bon coeur.

Bêr n.m. Berceau. Se disait aussi dans le Finistère.

Berholu adj. Se dit d’un chemin plein de creux et de bosses. Le chemin berholu est

celui où marchent les bêtes. La grande berhole : la grande sotte (se dit des gens et des

animaux).

Berjon n.m. Sillon qui n’est pas tracé droit, soit par la maladresse du paysan, soit en

raison de la configuration de la parcelle. Par extension, champ présentant de tels sillons.

Un clos en triangle est tout en berjons. Le Clos Cillard était appelé le Berjon Cillard

(R.T.).

Berlingauw n.m. Bigorneaux.

Bérouett’ n.f. Brouette. On disait plus rarement boutsoule, mot plutôt utilisé à Plumaugat.

Béruchet n.m. Roitelet (nom commun du troglodyte). D’un enfant qui mange trop peu, on

dit : Il mange comme un béruchet. (R.T.).

Bétiâ n.m. Bétail.

Beuner v. 1-Pousser comme un boeuf (R.T.). 2- Se

débrouiller mal (entendu dans ce sens en 1977).

Bezioux adj. Chassieux. Il a les yeux tout bezioux.

Biard adj. Bai (couleur).

Biâtrie n.f. Céréales au stade d’herbe (se dit encore). Je n’sais pas si la biâtrie s’ra

belle, mais elle a belle apparescence. Y’a d’la bonne biâtrie.

Bié n.m. Blé.

Bien d’mêm’ expr. Etre bien d’mêm’ : être gai, un peu « parti ».

Bigaille n.f. Ensemble de petits éléments. J’avons été à la pêche, mais j’n’avons pris que d’la

bigaille.

Bineau n.m. Ventre (entendu d’une personne âgée).

Binette n.f. Panier en paille assemblé avec de l’écorce de ronce.

Biquion n.m. Chevreau.

Bit n.m. But.

Bitter v. Toucher. Tu m’as bitté !

Blond adj. Alezan (couleur).

Blosse n.f. Prunelle (fruit). Cf. breton Bolos.

[Dans le Finistère, blos désignait ce fruit].

Bôe n.f. Boue. Désigne surtout la boue solide.

Boeu n.m. (pron. Beu) 1-Taureau. 2-Cynnorhodon, fruit de l’églantier.

Bois d’chien n.m. Fusain d’Europe (Evonimus europaeus).

Boise n.f. Baguette de bois servant principalement aux usages suivants : 1-pousser les

tampons d’étoupe dans les pistolets en sureau. 2-munie d’une bobine, guider les

cerceaux à jouer. 3-en coudrier fendu, compter à l’aide des fentes la quantité de pain

qui reste à prendre chez le boulanger, pour une quantité de blé donnée à l’origine (fut

remplacée par des tickets).

Bol n.f. S’emploie dans le même sens qu’en fr., mais au f. Une bol.

Bombarde n.f. Dame-jeanne en terre d’une contenance de 2 à 6 l, qui servait à

emmener le cidre aux champs.

Bonhomme n.m. Jonquille. S’emploie plutôt au pluriel : des bonshommes (R.T.).

Borgnasser v. Se dit des fleurs de certains pommiers qui disparaissent à peine

écloses, tout en étant fécondées.

Botter v. Butter. Botter les patards (v. ce mot).

Boucard n.m. Outil à deux dents servant à arracher les pommes-de-terre.

Bouchon n.m. 1-Faisceau de tiges de fragon utilisé pour nettoyer les chaudrons. 2-

Bouchon de paille pour nettoyer les chevaux. (R.T.).

Boudet adj. Gentil, mignon (enfant).

Boudicher v. Avoir « un cheveu sur la langue ».

Bouède v. Bouillir. Je n’ai fait que quère (v.ce mot) et bouède a/matin.

Bouée (La) n.f. L’Abbaye (lieu-dit).

Bouette n.f. Betterave.

Bouet’ adj. Légèrement ivre.

Bouis n.m. Buis (Buxus sempervivens).

Bouillon n.f. Boue.

Bouillonnoux adj. Couvert de boue.

Bouillotte n.f. Alambic.

Bouiner ou bouéner v. S’occuper sans résultat palpable. Réaliser un travail mal fait,

sans goût.

Bouinou ou bouénou n.m. Homme qui bouine (bouéne). Voir aussi : haricotier.

Boulin n.m. Cavité située en hauteur dans le foyer de la cheminée, dans laquelle on

entreposait les allumettes.

Bourder v. Caler (moteur), bloquer, étouffer. Se dit des attelages de chevaux.

Bourlet ou bourlé n.m. Grosse bille, calot.

Bourlette n.f. Fauvette. Par extension, semble désigner

divers passereaux (R.T.). Bourlette rouge : rouge-gorge.

Bourrier n.m. Amas d’ordures (entendu d’une personne

âgée). Se disait aussi à Brest.

Bouter v. 1-(J.R.) Se bouturer, prendre racine. 2-(R.T.)

Réalisation d’une taupinière par une taupe.

Boutique n.f. Récolte (produit récolté).

Boutsoule n.f. Brouette. En’ boutsoule : une brouette. Ce

mot est confirmé par des personnes très âgées, mais le mot bérouette prévaut (R.T.).

Bouquier v. Mettre une pièce de fer dans le groin des cochons lorsqu’ils ont tendance

à fouir dans le sol. Bouquier un pourcet. Le mot boucler est correct en fr.

Bousine n.f. Vessie.

Brâ(o) n.m. 1-Brisoir, machine à débarrasser la fin du lin de la cellulose après

rouissage et séchage. 2-Brâ d’chérette : graisse durcie autour du moyeu des charrettes,

servant parfois à colmater les fentes de fût (R.T.).

Braies n.m. Pantalon. S’emploie toujours au pluriel.

Bran n.m. Son de céréales.

Branée n.f. Nourriture des porcs, composée surtout de son et de pommes-de-terre.

Brarie n.f. Action de brayer (v. ce mot).

Brayer (J.R.) ou bréyer(R.T.) v. Traiter le lin avec le brâ.

Brébant n.f. Charrue brabant.

Bréche n.f. Barrière constituée de branchages et d’épines. Voir aussi : héche,

échalliers.

Brére v. Pleurer.

Bricoli n.m. Pousse de choux fourrager. En Ille-et-Vilaine, c’est une variété de choufleur.

Brim’ n.f. (s’emploie généralement au pluriel) 1-(J.R.)Arêtes de poissons. 2-

(R.T.)Barbes piquantes de paumelle (v. ce mot).

Brindelan n.m. Hanneton.

Bro n.m. Piquant.

Broche n.f. Aiguille à tricoter.

Brocher v. Tricoter.

Brousséï n.m. Buisson, touffe de noisetiers, roncier.

Broussette n.f. Mâche, doucette (Valerianella sp.).

Bru n.m. Bruit : Ça mène du bru comme du monde, dit par

une femme parlant des rats dans son grenier.

Brunder v. Ronfler, tel un hanneton ou une machine à battre.

Budot adj. Naïf, sot, pas dégourdi.

Buée n.f. Lessive. Mener la buée : faire la lessive. Buée se disait aussi à Brest.

Buette n.f. Etincelle : Des buettes de feu jaillissent du foyer. On disait parfois

belluette (v. ce mot).

Buffer v. Arrêter de souffler. Se disait encore en 1982.

Busson n.m. Buisson.

Buzoter v. Ne pas avancer dans son travail, ou faire un travail sans conviction. A peu

près synonyme de haricoter (v. ce mot).

 

C

 

Cabaner v. Verser, chavirer (en parlant d’un véhicule, d’un

cycliste).

Caboche n.f. Gros clou placé sous les sabots.

Cabot n.m. Petite mare d’eau restant dans un bas chemin. J’ai

pêché dans un cabot : j’ai embarqué de l’eau dans mes sabots.

Caillebotte n.f. 1-Cardamine (Cardamina sp., f. des Crucifères).

2-Caille de lait.

Calebasse n.f. Vendre la calebasse : vendre la mêche.

Caleuve n.f. Couleuvre.

Can n.m. Roseau de Fréjus, bambou.

Canadienne n.f. Variété de herse (engin aratoire).

Canadienner v. Herser, passer la canadienne.

Canard n.m. Mare.

Canette n.f. Bille à jouer. Se disait aussi à Brest.

Cangne ou Cangnon n.f. Femme incapable.

Canoche n.f. Panier réalisé en bourdaine, d’une capacité de 50 à 100 l.

Carabot n.m. Filou (terme entendu en 1977). Selon R.T., serait argotique.

Carapouce n.f. Sorte de coiffure de petite fille (avant 1914). Se disait aussi d’une

coiffure grossière d’homme.

Carvane n.f. Charogne.

Carvanier adj. Qui mange beaucoup de viande, de carvane. Chien carvanier (entendu

en 1977) :chien très friand de viande. Selon R.T., se dit surtout d’un chien qui aime la

viande faisandée et qui fouille par exemple dans le fumier pour en trouver.

Castille(s) n.f. Groseille à grappe (s’emploie surtout au pluriel). A rapprocher du breton kastilhez.

Cave n.f. Trou profond dans une rivière.

Cawni v. Perdre connaissance après un effort. Vas-tu cawni ? (R.T.).

Celise n.f. Petite cerise de la variété Montmorency (J.R.). Ne serait généralement pas employé à Trémeur selon R.T.

Cerquier v. Rosser : Tu vas te faire cerquier !

Cha n.m. Hydromel (diminutif de chamillard : v. ce mot).

Chaffier v. Chasser un animal qui gêne en venant dans les jambes : Chaffie donc le

chat-là ! Par ext., se dit pour un écarter un enfant qui

ennuie (J.R.). Selon R.T., serait un mot du Gouray.

Chambérière n.f. Béquille, pièce de bois articulée

située à l’arrière d’une charrette et sous chaque

brancard destinée à l’empêcher d’aller à cul (v. ce mot).

Chamillard n.m. Hydromel. Voir : cha.

Champier v. Insulter sans gravité.

Chantepleure n.m. Robinet d’un tonneau ou d’une barrique. Figure au PLI 1980.

Chantet n.m. Quantité d’un pain entamé qu’on utilise dans l’immédiat. Figure sous le

mot Chanteau dans PLI 1910.

Chaoumer (JR) ou chaomer (RT) v. S’étrangler en buvant.

Charnier n.m. Petit saloir en grès.

Châ 1-v. Tomber. 2-Tombé.

Châsse n.f. Cercueil.

Chasser v. Accoupler, en parlant des bovins : Le tauret a chassé la vache. Tauret

bousou qui chasse les vaches par d’sous la quoue.

Chat-borgnard n.m. Colin-maillard : jouer à chat-borgnard.

Chatécuré n.m. Ecureuil.

Chatonner v. Se dit d’un petit enfant qui se déplace maladroitement et à quatre

pattes.

Chaucheil ou chaucheix n.m. Terrain vague, généralement communal (cf. français

chauchix), terrain public. Le chevalet de la grande scie était sur le chaucheix (RT).

Chausses n.f.pl. Bas (habil.).

Cherbonnette n.f. Petite braise tirée du four de boulangerie.

Chiérdon ou cherdron n.m. Chardon.

Cherpélouse n.f. Chenille (animal).

Chérrier v. Charruer, labourer, procéder à un petit labour pour préparer le sol pour le

blé ou l’avoine, par opposition à guéréter (v. ce mot) qui porte sur le gros labour de

printemps qui prépare le sol pour les pomme-de-terre (RT).

Chevi (s’en -) v. Voir : Enchevi (s’).

Chieuve (JR) ou chiéve (RT) n.f. Chèvre. Tirer les chiéves : pratique qui consiste,

au solstice d’été, à faire vibrer des joncs mouillés tendus sur un chaudron contenant un

fond d’eau et divers objets métalliques.

Chincher v. Renifler tout en prisant.

Chipaotére n.f. Sorte de blague à tabac doublée de vessie de cochon. La chipaotére

restait à la maison.

Chipoter v. Marchander. Se disait à Brest. A un sens voisin en français (PLI 1980).

Chomer v. Mettre debout.

Chomette n.f. Appareillage destiné à apprendre aux enfants à marcher.

Chopetter v. Avoir envie de dormir sans pouvoir réellement le faire, sans pouvoir se

coucher, par exemple en devant rester sur sa chaise.

Choteau n.propre François (prénom).

Choamer v. Se creuser en vieillissant (radis,navets).

Chouan n.m. Chat-huant.

Chupiron n.m. Couvercle.

Cibow n.f. Ciboule.

Ciboule n.f. Ciboulette.

Cime n.f. Extrémité de la lanière du fouet.

Cirangne n.f. Musaraigne.

Cives n.f. Ciboulette (s’emploie au pluriel).

Clissouére n.f. Jeu constitué d’une seringue en sureau destinée à lancer de l’eau.

Clocher v. Boiter.

Clos n.m. Champ.

Cloussou n.m. Crapaud.

Coche n.f. Truie (mot nouveau ayant remplacé treï).

Cochon n.m. Trognon de pomme.

Coger v. 1-Placer quelqu’un dans un emploi (selon JR). 2-Décider quelqu’un à entreprendre

quelque chose (RT). Il l’a cogée, ce coup-là : il a enfin décidé la jeune fille à l’épouser.

Collèï n.m. Sillon formé par la charrue qui vient de passer.

Collet n.m. Cou. Il a l’collet comme un chat sevré : propos d’une femme en parlant de

son fils qui était maigre. Collet d’jaw : (cou de jars) Se dit d’une personne qui a le cou

long.

Comédien n.m. Bohémien, romanichel.

Cône n.f. Corne. Avoir les cônes dans le fient : se sentir malade après une noce trop

arrosée (prononcé par une personne âgée).

Congé n.m. Service militaire : faire son congé.

Cônille n.f. Corneille.

Copier v. Cracher.

Côté (être de) v. Etre côte à côte (entendu à Broons en 1977).

Cotillon n.m. Jupe.

Cotines n.f. (pluriel) Les premières dents des enfants (RT). [JR avait noté amande, dans le

langage des enfants].

Coti v. 1-Fêler, surtout en parlant d’un oeuf. 2-Tourner au vilain temps (météo.). Le

temps est coti. 3-Coti la goule : envoyer une gifle.

Cotissiaux n.m. (pluriel) Stellaire (Stellaria sp.), nom lié au bruit de craquement du fruit quand on l’écrase.

Cotte n.f. 1- Jupon. 2- Faire la cotte : muer. Les poules font la cotte.

3- Chauffer la cotte : fumer abondamment la pipe sans même la laisser refroidir.

Coûde n.m. Noisettier : une brouseille de coûde.

Coûe n.f. Queue.

Couée n.f. 1- Quantité de fourrage, en général de choux, qu’une personne peut porter à bras du champ au bétail (JR). 2- Quantité de fourrage qu’une personne peut transporter dans sa d’vantière (v. ce mot) (RT).

Couêlé adj. Se dit d’un vêtement souillé par de la boue séchée.

Couvert n.m. Couvercle (RT). [Se disait aussi à Brest].

Côépiaux n.m. (pluriel). Produit d’une bûche de bois débitée à la hache.

Corniére n.f. Angle. Un clos à tré corniéres : un champ triangulaire.

Couané n.m. Tas de crottin de cheval.

Couépler v. Faire des coépiaux (JR).

Couette n.f. 1- Matelas de balle. 2- Lacet de soulier en cuir.

Couetter v. 1- Lacer les souliers. 2- Marcher vite en étant bousculé. Faudra qu’ça couette !

Coupelle n.f. Partie supérieure d’un arbre dont le tronc est presque dénué de branches.

Courée n.f. Ensemble d’abats constitué du coeur et des poumons de l’animal.

Courou n.m. 1- Jeune cochon âgé d’environ quatre mois, élevé au moulin, nourri de

mouture (v. ce mot) que le meunier prélevait sur le blé pour se payer, et vendu au

marché. 2- Un certain lot lors d’un héritage. 3- Coureur, jeune homme qui mène une vie

nocturne. Courou d’nété, gaspillou d’mona : coureur la nuit, gaspilleur d’argent. (RT).

Courtil n.m. Jardin.

Coûsser v. Courser, poursuivre à pied (un animal). [Au Gouray, on disait plutôt

poster (JR). D’après RT, on disait coûsser à Trémeur s’agissant d’un animal, alors que

poster signifiait : suivre une personne (son aîné, une grande personne)].

Couturier n.m. 1- Insecte se déplaçant sur l’eau. 2-Tailleur qui allait dans les fermes.

S’assir en couturier : s’asseoir en tailleur.

Crassin n.m. Croûtes de lait des nourrissons (RT), que JR appelait crémet.

Cremet n.m. Carré de tissu blanc que l’on mettait sur la tête de l’enfant qui venait

d’être baptisé.

Cri v. Quérir.

Crocher (se) v. Se courber.

Croisée n.f. Fenêtre.

Crouget n.m. 1- Bout de bois dont on s’aide, en le lançant, pour faire tomber les châtaignes (JR). 2- Rameau de fruits. Un crouget d’badies : un rameau de cerisier ; jett’un crouget !.

Croûlevé adj. Qui se soulève en s’écaillant. La terre est croûlevée : la terre se soulève après une forte sécheresse. Se dit aussi d’une peau qui gerce.

Cru adj. Mouillé. Tes braies sont toutes crues : ton pantalon est tout mouillé.

Cul (jeter le -) Se dit d’un cheval qui rue.

Cul-soutin n.m. Enfant adulé.

Culière n.f. Cuiller.

Cutter v. Cacher. Jouer à cutt’-cutt’ : jouer à cache-cache. A St-Brieuc vers 1920 :

jouer à cutt’. Cf. breton kuzhañ : cacher.

Cuvet n.m. Cuveau de bois de 300 ou 400 l., monté sur un trépied de bois, pour faire

la lessive.

 

D

 

Da n.m. Doigt.

Dalle n.f. 1- Endroit orné de cadre en bois, formé d’une dalle percée au-dessus de laquelle on pendait la batterie de cuisine et d’où l’eau pouvait s’écouler (JR). 2- Porte-vaisselle, meuble audessus de l’évier (RT). [A Brest, la dalle était l’évier].

Daobine ou daoubine (JR) n.f. Faucille dentée permettant de garder le chaume pour les toitures. La daobine coupait la récolte par le mitan : la daobine coupait la récolte par le milieu.

[Dénommée quinquenaise au Gouray].

Dard n.m. Vandoise. [Au Gouray, désigne la loche, autre poisson d’eau douce].

Daw ou dao n.m. Banc sur lequel on tue le cochon.

Débet n.m. Goût. Il a mauvais débet, ton cid’.

Débine n.f. Etre dans la débine : avoir des dettes. [PLI 1980 : misère, pauvreté].

Déburoter v. Pisser (se disait un peu à Trémeur). [On disait daburoter au Gouray].

Décoquiller v. Rire fortement et sottement.

Décusser v. Détrôner. Aux cartes : A la quatrième partie, i m’décussit !

Dééri n.m. Torrent d’eau survenant après un orage et emportant divers objets :

Pendant la batt’rie, il y eut un orège et le dééri emprortit une partie du grain.

Déjun n.m. Petit-déjeuner.

Démëise adv. Désormais. Se met en général en début de phrase. Variante : mëise.

Demion n.m. Volume de 1 décilitre [utilisé avant 1914].

Dénoncis n.m. Donner son dénoncis : renoncer.

Dépoucher v. 1- Se débarrasser d’un animal dont on ne veut plus en l’emmenant

dans un sac. 2- Par ext., laisser sur la route quelqu’un avec qui on voyage (JR) en allant

plus vite que lui (JT).

Dér adv. Derrière. Le plus souvent on dit : par dér.

Déracer v. Différer de ses ancêtres. « I n’a pas déracé » : il ressemble à ses ancêtres.

Détourber v. Déranger. « I vient nous détourber ! ». [cf. anglais : to disturb].

Détrofilée n.f. Groupe de personnes ou d’objets qui se suivent.

Deu adj. Chagriné. « Il était tout deu. » [cf. fr. deuil ?].

Dévoloue n.f. Dévidoir de forme carrée sur lequel on enroulait le fil après filage. [se

disait traoué au Gouray].

Diab’ n.m. 1- Fardier servant à la manutention des troncs d’arbre. 2- Support à arceaux

que l’on accrochait à la crémaillère pour suspendre les casseroles.

Diable n.m. Coléoptère noir.

Dicolaï n.m. [Avant 1925] Fête de fin de gros travaux, par exemple à la fin des

battages à l’époque où ceux-ci nécessitaient des attelages.

Dierie n.f. Commérage, fait de parler mal de son prochain [cf. français dire].

Dik’à adv. Jusqu’à, dans le temps et dans l’espace.

Diot adj. 1- Un peu dérangé d’esprit. Tourner diot : devenir fou. 2- Etre diot de

quelque chose : aimer beaucoup, raffoler. « J’mange ben du camembert, mais j’n’en

suis point diot. ».

Dizeurer v. Prendre le casse-croûte du matin (syn. : ouretter). JR pensait que l’on

disait dizeurer si le casse-croûte était pris à la maison.

Dongié n.m. Vomi. « Il a eu un dongié » : il a vomi (RT).

Dongier v. Vomir. Ça me fait dongier : ça me répugne (JR).

Dormoére n.f. Voyante extra-lucide. JR disait aussi dormeuse.

Doué n.m. Lavoir. Se rencontre souvent dans les noms de lieu : le Doué Robert. [cf.

breton].

Douve n.f. Fossé le long d’une route (JR) [d’usage peu courant selon RT].

Drapet n.m. pluriel drapiaux Couche en tissu pour bébé.

Dréaw adj. Malin, dans le sens Faire le dréaw, faire le malin, l’intéressant en attirant

l’attention des autres.

Dret 1- (n.m.) Droit. « T’es ben trop tort pour connaît’ le dret ! ». 2- (adj.) Droit. Il est

ben dret.

Drollée n.f. Collection, série. « Y’en a toute une drollée. ».

Drouille n.f. Diarrhée (voir fouère).

D’valer v. Descendre rapidement [cf. français dévaler].

D’vantière n.f. Tablier de femme.

D’viser v. Causer, bavarder.

D’vorer v. Abîmer, user, notamment en parlant de vêtements : « Il a d’voré toutes ses

hardes ». [N’a jamais le sens ordinaire de dévorer. Mais cf. français : velours dévoré,

velours usé].

Dzalmanté adj. Remuant. Se dit d’un enfant qui ne tient pas en place.

E

 

Ébahir (s’) v. S’écrier.

Ébioï v. Tomber en syncope: « I va ébioï ! »

Ébrére (s’) v. S’écrier.

Écaigner v. Taquiner.

Écaler v. Ecarter les jambes.

Écati 1- (v.) Ecraser 2- (adj.) Ecrasé.

Échalier n.m. Barrière de bois à enjamber pour entrer dans un pré

[une barrière en branchages ou épines est appelée brèche ou hèche (RT)].

Échaudé n.m. Grand craquelin très sec, relevé sur les bords, mince et cassant, que

l’on trouvait sur les marchés de Broons vers 1910-1916.

Échauder v. Faire la vaisselle [se disait aussi à Brest].

Échielle n.f. Echelle.

Écoquâiller (s’) v. Crier, en parlant des poules effrayées (JR). Se disait de quelqu’un

qui riait fortement et sottement.

Écotter v. Voir accoter.

Écotats, écotais n.m.pl. Passage difficile dans un chemin. Se trouve dans les noms

de lieu : la ferme des Ecottais.

Écouapler v. Fendre en écartant. Voir églañer.

Écourter v. Casser, se rompre. Se dit notamment d’un fil, d’une corde.

Écu n.m. Valeur de 3 francs.

Écumouére n.f. Ecumoire.

Effoncer v. Défoncer, crever un objet : effoncer un pochet. Se dit aussi concernant la

perforation volontaire d’une vache météorisée.

Égacer v. Emousser, user le tranchant. (RT).

Églañer v. Ouvrir le bois pour le casser.

Égôrumer v. Se racler la gorge en toussotant.

Égriller v. Réduire en grilles, en miettes.

Égrouger v. Egruger.

Elosser v. 1- Couper un rameau en commençant par un couteau et en poursuivant à la

main (RT), ce qui a pour effet de laisser le talon d’écorce (JR). 2- Arracher une branche

d’une souche sans la couper.

Embréler v. Emmêler.

Emiette n.f. Miette [se disait aussi au Gouray].

Emouhangner v. Disloquer (RT). Il est tout émouhangné : il est perclus de douleurs

[ce qui se traduit dans la démarche (RT)].

Empommé(e) adj. Se dit d’une vache qui a avalé une pomme sans la mâcher, et dont

la respiration est bloquée.

Empoqué adj. Qui a de grosses mains [encore entendu en 1976 à Trémeur]. Voir poque.

Emposer v. Empêcher.

Empoucher v. Mettre dans un sac.

En-bas n.m. Pièce attenante à la pièce commune, où l’on plaçait divers objets (baratte, etc.).

Encavrer v. Mettre en terre la dépouille d’un animal.

Enchevi (s’) v. S’accommoder de quelque chose.

Encrouiller v. Voir engrouger.

Engouger ou encrouger v. Se dit du crouget (voir ce mot) qui reste suspendu dans l’arbre.

Engueuser v. Escroquer.

Engueusoux n.m. Escroc.

Enhouder v. Mettre une houde (voir ce mot) entre deux pattes du même côté d’une

vache pour l’empêcher de courir. Différent de entiérer (voir ce mot).

Ensieuvi (s’) v. Se suivre (JR). [Ne s’est jamais beaucoup dit à Trémeur (RT)].

Entiérer v. Mettre une entrave entre une corne et la patte d’une vache pour

l’empêcher de courir.

Entonnoué n.m. Entonnoir de grande taille. Voir aussi ouyette.

Epiéter v. Aller vite dans son action, agir rapidement.

Epille n.f. Epingle.

Epîteler v. Pousser des cris aigus.

Epouri adj. Epouvanté. Il a été épouri.

Epris adj. Pris. Le feu n’est pas épris.

Equessâs n.m. Morceau déchiré [Broons].

Equesser v. Déchirer mal.

Erangnite n.f. Araignée. Fi d’érangnite : toile d’araignée.

Ereincer v. Casser les reins.

Ergancié n.m. 1- Eglantier. 2- Arc-en-ciel.

Erguenisse n.m. Réglisse. Bois d’erguenisse : bois de réglisse (friandise).

Eronce n.f. Ronce. [On disait à Brest : les éronces].

Eroncer v. 1- Passer une tamponne dans une ronce pour en retirer la moelle. 2- Egratigner par une ronce.

Erusser v. 1- Glisser accidentellement (JR). J’érussis dans l’mitan d’la cour : j’ai

glissé dans le milieu de la cour. [le passé simple était couramment utilisé, le français

moderne préférant plus souvent le passé composé]. 2- Faire glisser un objet du dessus

d’un support pour s’en débarrasser.

Essauboüi adj. et n.m. Instable, agité. Regarde le grand essauboüi [en parlant d’un enfant agité].

Escorpion n.m. Nèpe cendrée (Nepa cinerea).

Esclille n.f. Echarde. [Brest : éclis].

Esmiller v. Eparpiller.

Essats n.m.pl. Restes. Il fait des essats gras : il laisse de gros restes.

Essonger v. Essanger.

Eticher v. Enlever les bouts des haricots verts : éticher des pois d’Rome.

Etracher v. Eclabousser.

Etre en famille expr. Se dit d’un couple marié qui a un ou plusieurs enfants.

Eure (aller sur l’) n.f. Aller sur le côté, être prêt à tomber.

Eurme n.m. Orme (Ulmis campestris).

Evié adj. Attentif [cf. français éveillé].

Exprès (à l’) adv. Exprès : faire à l’exprès.

Eyou adv. Où. « Eyou qu’tu vas ? » : où vas-tu ?

F

 

 

Failli adj. Médiocre, en qualité ou en volume. Une faillie bolée : une

bolée insuffisante. Un failli cid’ : un mauvais cidre.

Fauchou n.m. 1- Faucheur (homme fauchant). 2- Faucheur, opilion (arachnide).

Faufillon n.m. Faucille épaisse et massive (JR). [On disait plutôt faucillon (RT)].

Fausset n.m. Petit orifice pratiqué pour goûter le cidre.

Fava n.m.pl. Fanes, parties aériennes du plant de pomme-de-terre.

Feil n.m. Fardeau constitué d’un paquet de feuilles de chou, par ex., serrées entre elles

et serrées ensemble par un lien [voir français faix].

Féïné adj. Qui n’a pas de chance (à un jeu).

Ferluches n.pl. Copeaux obtenus de rabot.

Ferzaw (JR) ou fresa (RT)n.f. Chouette effraie [voir frésaie en Anjou].

Feu-Saint-Laurent n.m. Impétigo.

Feune n.f. Petite fourche à deux ou trois dents.

Fiances n.f.pl. Fiançailles.

Fichette n.f. Poche latérale dans la jupe.

Fien n.m. Fumier. [Voir français fiente].

Fiencer v. Enlever le tas de fumier [ironique].

Flé adj. Fâché.

Flette n.f. Natte de petite fille.

Fleu n.m. Fléau à battre.

Flip n.m. Cidre additionné d’eau-de-vie.

Flon n.m. Furoncle.

F’ner v. Faner.

Fond adj. Profond [entendu encore à Trémeur en 1977 : « les choux ont été faits trop fonds »].

Foriére n.m. Espace non labouré au pied d’un talus.

Fornette n.f. Trou situé derrière la maison, dans lequel on jetait la cendre, et que l’on

vidait en fin de semaine.

Fouée n.f. Flambée de cheminée : une bonne fouée.

Foueille n.f. Feuille.

Fouére n.f. Diarrhée [voir drouille].

Fouérou 1- (n.m.) Noceur [entendu en 1977]. 2- (adj.) Sali par sa diarrhée (JR), qui a

le derrière sale (RT). [A Brest, on dénommait pèt fouérou un pet qui souillait le linge].

Fous dans l’expression J’m’en fous pas mal : ça m’est égal [se dit simplement, sans

vulgarité ni colère].

Foûtet n.m. Hêtre (Fagus sylvaticus). [Voir latin fagus, breton fao].

Franchisse n.f. Jeu de saute-mouton, un seul des joueurs étant situé dessous. Sautemouton

ordinaire : franchisse à la longue.

Frapiérement adv. Avec force, netteté : j’lui dis frapiérement que…

Fréza Voir ferzaw.

Fricassée n.f. Portion de viande ou de charcuterie préparée après l’abattage du porc

et portée aux voisins.

Fricot n.m. 1- Grand repas. 2- Biens soulignant la richesse. Y’a du fricot, là-d’dans :

ils sont riches.

Fromi n.f. Fourmi.

Frominière n.f. Fourmilière.

Fruncher v. Grimacer en absorbant quelque chose que l’on aime pas. Il frunche (JR).

[Se dit surtout des chevaux (RT)].

Frutt’ adj. Farouche, un peu sauvage. Il est frutt’ : [d’un animal domestique] il ne se

laisse pas bien approcher.

Fuie n.f. Habitat du pigeon [cf. PLI 1910 : petit colombier].

Fûtant adj. Contrariant, fâcheux, qui met de mauvaise humeur.

Fûté adj. 1- Fâché (JR). 2- Fatigué, démoralisé (RT).

G

 

Gâche n.f. Miche de pain entamée ou non (JR) [à rapprocher de chantet : miche de pain entamée]. [Voir Ille-et-Vilaine : pain mal cuit, plat ou mou selon Orain]. [Ni RT ni sa femme n’ont entendu ce mot à Trémeur].

Gamouéche n.f. 1- Morceau de tôle permettant de retirer les cendres du foyer. 2- Couvercle de casserole réalisé en terre [on le chauffait pour le mettre dans le lit des malades]. Voir aussi

volet. 3- Se disait vulgairement pour carapuche (RT).

Gâpâs n.m. Ce qui reste des céréales après le vannage, contenant la balle, les barbes

des épis et des mauvaises herbes. Etait brûlé (JR). Selon RT, se dit surtout de la balle

du blé, qui est plus longue. Pour l’avoine, on dit balle. Pour la paumelle [orge], on dit brim’.

Garçailles n.f.pl. Ensemble des enfants d’une maisonnée ou que l’on aperçoit,

indistinctement garçons ou filles. Y’avait des garçailles plein la cour. M. Leduc,

instituteur à Trémeur dans les années 1920, l’employait au vocatif pour appuyer son

propos : « Est d’la liche, garçailles ! », c’est très bon à manger, les enfants !

Gâter v. Renverser un liquide : « J’enlève ton verre, tu vas l’gâter ». « Est-i maladré !

Il a gâté d’l’iau à la porte en ram’nant des siaux trop pleins du pu ».

Genisson [j’nisson] n.m. Jeune génisse que l’on garde comme future laitière.

Gerbière n.f. Porte de façade du grenier permettant le chargement de la paille.

Géromiom n.m. Géranium (Pelargonium). [autrefois].

Glajeux n.m. 1- Roseaux poussant dans la rivière (JR). 2- Iris d’eau jaunes (RT).

Glannée [glan-née] n.f. 1- Fagot de ronces sèches utilisé par les boulangers pour allumer le

bois du four à pain, ou l’hiver dans les grandes cheminées. 2- Pubis de la femme (RT).

Glet ou guiet adj. Mou. En été, le beurre devient glet.

Gniousse [niousse] n.f. Jeu de palet utilisant un pibot, pièce de bois de 10 cm de long et 2,5 cm de diamètre tenant debout, sur laquelle chaque joueur plaçait une pièce de monnaie. Le jeu

consiste à abattre le pibot à l’aide de palets. Le gain est calculé d’après les distances du palet aux différentes pièces. [Ce mot relevé par JR ne se dit pas à Trémeur selon RT]. [Se dit pitoche au Gouray].

Gobette n.f. Poire sauvage venue de pépin [dénommée b’zite au Gouray, à

Languédias et à Mégrit].

Gôre n.f. Truie.

Goton n.m. Moton, grumeau de laine ou de cheveux.

Gothon n.f. Femme sans ordre qui se laisse aller.

Goule n.f. Bouche, gueule. Cotti la goule : envoyer une gifle.

Gouspillon n.m. Ce qui reste de la bolée quand quelqu’un a bu. Avant de servir le suivant dans le même bol, on jetait le gouspillon (JR). Peu usité selon RT, on dit plutôt gouttin.

Goûté adj. Savoureux.

Gouttin n.m. Voir gouspillon.

Goutte n.f. Eau-de-vie de cidre.

Gouvet n.m. Noyau. Un gouvet de badie.

Gozi adj. Moisi.

Grabot n.m. Mélange de ferluches et de bouts de bois (RT).

Gréton n.m. 1- Graisse des intestins et des rognons, ce qui reste après avoir coulé la

graisse (RT). 2- Ce qui reste quand on a fait fondre le lard et qui servait parfois à faire

de la saucisse (JR). Se disait en français rillons selon PLI 1910.

Greillon n.m. 1- Tison. 2- Lanière de cuir tenant les crochets d’attelage au collier des

chevaux (RT).

Gréyé adj. Equipé.

Grille n.m. Tesson (de verre). Syn. teil (voir ce mot).

Griper v. Grimper dans un arbre. Y avait eun nid d’pie dans l’chéne, not’gars gripit

d’dans pour le dénijer.

Gro n.m. Glace.

Grommer v. Grogner. A Brest, vers 1924, on disait groumer.

Grousser (se) v. 1- Se blottir, se mettre en boule [animal] : l’chien est groussé dans

l’mulon d’la paille (JR). 2- I n’groussit point, se dit quand quelqu’un se tait après avoir

fait une bêtise (RT).

Guédi, guédir v. Mourir, en parlant des animaux (se dirait peut-être de quelqu’un

qu’on déteste) : l’pov chat va guédi.

Gueilger v. 1- Gager, louer ses services. 2- Par extension : marier, « caser » : V’la

cor ieune de gueilgée.

Guénâ n.m. Chiffon, haillon, vieux morceau d’étoffe qui traîne (JR).

Guèr n.m. Ondée, averse. Syn. guilée.

Guerchau n.m. Lambeau, bout de torchon. Fig. : Ton vilain guerchau désigne de

façon péjorative l’organe sexuel masculin.

Guéréter v. Labourer, pour les plants de printemps (patates). Se fait en mars, de façon

plus profonde que cherruer (v. ce mot) (RT).

Guerluzet n.m. Petit animal vulnérable. Ex : Un p’tit guerluzet se dit d’un petit

poisson qui se trouve au milieu d’une belle pêche. Féminin : guézotte (v. ce mot).

Guernette n.f. 1- Grenouille (JR). 2- Petite grenouille (RT).

Guerneuzer v. 1- Eplucher grain par grain un épi de blé pas tout-à-fait mûr (JR). 2-

Donner du grain aux cochons pour les calmer (RT).

Guernisson n.m. Bricoli (v. ce mot).

Guéroâzelle n.f. Groseille à maquereaux.

Guérouer v. Geler, glacer : il a guéroué ané !

Guerzillon n.m. Grillon. Il est nâ, nâ comme pâ, le guerzillon dans la lande / il est nâ,

nâ comme pâ, la guerzillon du Saudrâs ! (chant d’avant-deux, chanté par Christian

Henry, de la Ville Bouin v.1967).

Gueurer v. Donner des coups de corne, en arlant d’un bovidé : N’approche pas, la

vache-là gueure !

Guézotte n.f. Voir guerluzet. « C’est eun’ p’tite guézotte ».

Guian-né n.m. Pièce de bois fiché dans la maçonnerie du

foyer, fendue à l’autre extrémité pour tenir la bougie.

Guibette n.f. Moucheron.

Guié n.m. Paille coupée par le milieu.

Guia n.m. Ce qui reste sur le sol.

Guion n.m. Tas de paille.

Guilée n.f. Ondée, averse (v. Guèr).

Guimberlé n.m. Vilbrequin. Se disait quimberteign’ au Gouray.

H

 

Halant adj. Voir haler. Fig. Courageux, énergique : un gârs bien halant. S’emploie souvent au négatif : d’un fainéant, on dit : Il est pas halant !

Haler v. Exercer un effort de traction.

Haltabou n.m. Agitation, surmenage : Y marient lou fille apres-d’main, y sont tout en haltabou ! [se disait au Lion d’Or].

Hannée n.f. Contenu des hannes.

Hannes n.f.pl. Pantalons [Jugon, Plestan,…] ; par ext., tous les vêtements [Trémeur].

Hanoche n.f. Trique, gourdin.

Harasser v. Cuire des châtaignes.

Harassouére n.f. Poêle percée pour la cuisson des châtaignes.

Harde n.f. 1- Individu ou animal méchant : une vilaine harde. 2- Vêtement.

Hardi adv. Beaucoup : J’avions récolté des pommes, mais j’n’en avons pus hardi !

Syn. Vengeance ! (v. ce mot).

Haricoté adj. Bossu, voûté (entendu en 1977).

Haricotier n.m. Se dit de celui qui ne sait pas s’organiser dans son travail :

« Commence tout et n’finit ren ! ». Syn. Bouinou.

Harouillard adj. Celui qui parle plus qu’il n’agit.

Hart n.m. Lien serrant un fagot, fermant une barrière, liant une gerbe [figure dans ce

sens au Petit Robert, éd. 1970, avec la mention vieux ou dialectal].

Atta Voir Atta.

Hav’ron n.m. Folle avoine, avoine sauvage [Havresac signifiait en 1672 « sac

d’avoine », in Petit Robert, éd.1970].

Hayter, Hèter v. Plaire, en général à la forme pronominale : Je me hayte ben ici ! La

musique-là me hayte bien ! [se trouverait dans Rabelais].

Héche n.f. Barrière faite de branchages et d’épines fermant un jardin.

Herbe à cinq coutures n.f. Plantain en général [en français : plantain lancéolé].

Herpon n.m. Longue scie à deux manches, de 2 m de long, destinée à abattre les arbres.

Herponner v. Scier au herpon.

Herquélier n.m. Personne sur le travail de qui on ne peut pas compter (JR). [Selon

RT, se disait plutôt vers Le Gouray et Plénée].

Hignette n.f. Scie en croissant munie d’un long manche, destinée à couper les hautes

branches.

Hiquet n.m. Hoquet.

Hobler v. Secouer un arbre pour en faire tomber les fruits.

Hors-bordien n.m. Etranger, personne venue d’une autre commune, d’une autre région.

Houde n.f. Entrave destinée à enhouder les vaches (v. ce mot).

Houette n.f. Binette de jardinage.

Houre n.m. Bélier. Tête de houre : têtu.

Houre (à c’t’) adv. Actuellement, « à c’t heure ».

Hourette n.f. Repas de la matinée.

Houretter v. Dix-heurer, casser la croûte dans le champ ou sur le lieu de travail.

Houssa n.m. Houx.

Houssine n.f. Baguette flexible [figure au PLI 1910 et Petit Robert éd. 1970].

Housté, houzé adj. Habillé (péj.). Regarde comment tu es housté [Augustine Renault

à son fils Jean]. A Trémeur, se dit plutôt houzé [mot également entendu à Rennes en 1977].

Hûcher v. Crier fort : Ne hûche point d’méme ! [signalé dans Robert éd 1970 : appeler

en criant ou sifflant, mot de vénerie]. Cf. breton huchal.

 

I

 

I pr. Il [quand se situe devant une consonne, sinon se dit il].

 

J

 

Ja n.m. Geai.

Jalle n.f. Schiste.

Jan n.m. Jonc.

Jan-naw n.f. [prononcer jean-nao] Lieu planté d’ajonc. [Souvent écrit Janée ou Janais en

toponymie (cf. l’usine automobile de La Janais, près de Rennes), graphie ne respectant pas

l’exacte prononciation].

Jan-note n.f. Petit tubercule à fleur en dentelle.

Jaser v. Babiller.

Javelle n.f. Quantité de blé noir formée de quatre poignées, mise à sécher. Quatre javelles forment une brassée, quatre brassées forment un faix que les hommes portent souvent

au dos (RT). [figure au Robert, éd. 1970].

Jav’ler v. [de javelle]. Mettre la paille ou la récolte à sécher au soleil (JR). Mettre en javelles (v. ce mot).

Javon n.m. Jeune domestique de 12 à 16 ans.

Jâw n.m. Jars. Patte de jâw : patte d’oie (carrefour).

J’tant adj. Généreux. I n’est pas j’tant : il est avare.

Jointrée n.f. Ce que l’on tient entre les deux mains réunies : Va t’en donner eun’

jointrée d’avouéne ès ch’vaux.

Jouc n.m. Barreaux ou planche où montent les poules pour passer la nuit.

Jouquer v. Se percher. Tu es jouqué là-haut, tu vas cha ! : tu es perché là-haut, tu vas

tomber ! Il ‘tait jouqué su’l dernier rolon d’l’échelle. [cf. français jucher].

Jour n.m. Unité de surface foncière d’environ un demi hectare (à Trémeur : 48 ares).

[Origine : surface pouvant être labourée pendant une journée par un cheval].

Jozé n.m. Colporteur « arabe » (probablement d’origine très diverse) circulant dans la

campagne.

Jus n.m. Purin.

 

K

n.m. Cuir, peau de l’animal.

Kér n.m. Cuivre.

Kéré n.m. Petite pièce de cuir destinée au calage entre le coin et la queue de la faux.

 

L

 

n.m. Lit

Lian n.m. Lien à tonneaux.

Lichoux adj. Gourmand (peu employé).

Liette n.f. Osier.

Lieuv’ n.m. Lièvre.

Lign’ n.m. Fil à pêche.

Ligneu n.m. Fil poissé [cf. ligneul in Robert, éd. 1970].

Lima n.f. Limace.

Limon n.m. Timon de charrette.

Limonier n.m. Cheval de limon.

Liñceu n.m. Toile, drap de toile.

Liron n.m. Belette en livrée rousse. [dans sa livrée blanche, la belette se nomme balette].

L’tière n.f. Litière composée de fougères, ronces et ajonc récoltée en bordure de

champ et placée sous le bétail.

Loge n.f. Loche (ichtyo.). [Au Gouray, se dit vairon].

Lois n.f.pl. Expr. Faire des lois : pontifier, expliquer aux gens ce qu’ils doivent faire.

Longue (tout à la -) adv. 1- En enfilade, en file indienne (entendu en 1977 pour des

boutures plantées en alignement). 2- D’un seul trait : il a dit tout à la longue [d’un seul

tenant sans s’arrêter].

Louve n.f. Filet de pêche.

Lûmé n.m. Lampyre, ver luisant [peu usité, mais a du l’être davantage autrefois. Cf. à

Trédias le lieu-dit Croix d’Lûmé].

Lunet n.m. Soupirail.

Luréau n.m. Mouton reproducteur (voir Houre).

 

M

 

Madrâs n.m. Mélange de terre, de paille et de petits cailloux servant à construire les maisons en terre, les soues à cochon.

Maganer v. Chahuter, déranger. Faut pas maganer !

Maillette n.m. Clous à chaussures.

Mâilloche n.f. Maillet (voir mâillot).

Mâillot n.m. 1- Nom donné au maillet lorsqu’il est plus

gros qu’une mâiloche. 2- Maillet pour fendre le gros bois.

Main (dire -) adj. En s’adressant à un jeune enfant : dis-moi main, dis-moi bonjour,

embrasse-moi. [Ne se disait plus depuis peu en 1982].

Mal adv. Difficile. Les choux sont mal à arracher.

Mannequin n.m. Panier en osier, différent de la canoche (v. ce mot).

Manoué n.m. 1- Rotule du haut du manche du fléau. 2- Gland des hommes.

Marcaw, mataw n.m. Matou[marcaw se disait plutôt vers Jugon].

Mareguite n.f. Marguerite.

Mâret n.m. Grosse houe à jardiner.

Maringote n.f. Charrette légère à un seul cheval permettant de se rendre facilement au

trèfle ou au chou.

Marnot n.m. Pipe en terre.

Marpew n.m. Pressoir, moulin à pommes.

Mârri adj. Affligé. L’était tout mârri.

Martiau n.m. 1- Marteau. 2- Grêlon.

n.m. Tas de paille ou de fagots (voir mulon).

Matouaw n.m. Mathurin (diminutif).

Maximer v. Vacciner (JR).

n.f. Maie, coffre à rangement placé devant le lit-clos.

Meïzé adv. Désormais. [se place en milieu de phrase, contrairement à demeïzé qui se

place en début].

Méle 1- n.m. Merle. 2- n.f. Nèfle (lat. Mespilus).

Méleyer v. Mélanger.

Mener, m’ner v. Conduire. Mener du brû : faire du bruit. Mener la terre : cultiver la terre. Mener la buée : faire la lessive. Mener la trée par la soue : commander au sein du foyer ou du ménage (se dit notamment d’une femme qui « porte la culotte »).

Mérienne n.f. Sieste du début d’après-midi (cf. français : pause méridienne).

Mériennée n.f. Après-midi. (cf. breton merenn : repas de midi).

Mic n.m. Café arrosé de goutte.

Miroué n.m. Miroir.

Mitan n.m. Milieu, centre.

Mo n.m. Museau.

Mol n.m. Roue [se dit aussi au Gouray]. Il faut « pouesser au mol » la charrette arrêtée.

Monde n.m. 1- Assemblée de personnes. 2- Proches ou amis intimes de la famille :

not’ monde.

Monvais adj. Mauvais. Il est monvais comme une hache !

Moq’mal adv. Plutôt mal que bien, pas trop bien : J’l’ai fait moq’mal.

Motte n.f. Meule de marc de pommes présente sur le pressoir.

Moûche n.m. 1- Ensemble des mouches. 2- Abeille [Trémeur, Le Gouray].

Moûcher v. Se dit en parlant des vaches excitées par l’orage et par les taons, et qui

courent avec la queue enroulée ou dressée. V. ouider.

Mouéch 1- n.f. Mèche. 2- adv. Peu. J’vas y aller mais j’n’en ai mouéch envie.

Mouestron n.m. 1- Passereau, petit oiseau des jardins (souvent le moineau). Mouestron gôr : le

rouge-gorge, le pinson. 2- [par ext.] Petit énergumène, petit bonhomme.

Moule n.f. Mûre [fruit de la ronce]. Cf. lat. merula.

Mouque n.f. Moule [mollusque].

Mouyeu n.m. Moyeu.

Mulon n.m. Tas de paille élevé en rond, contrairement au ma qui est fait en longueur.

Musse n.f. 1- Cachette (JR). 2- Passage étroit en bas d’une haie : musse de lièv’, de lapin.

Musser v. 1- Passer par une musse (v. ce mot). 2- Se glisser sous la barre d’appui d’une

fenêtre [se dit d’un enfant, encore entendu en 1977].

N

 

Na adj. Noir.

Nâche n.f. 1- Licol d’animal (vache, surtout). 2- Corde munie d’un oeil pour la serrer en coulant.

Nan-ni adv. Non [cf. breton nann, non].

Nasiboter v. Nasiller.

Navicet n.m.(pl. naviciaux) Sorte de navet sauvage.

Nétée n.f. Période de la nuit. Courou d’nétée, gaspillou d’mona !

Nijo n.m. Trou pratiqué dans un tas de paille pour y conserver des pommes [Au Gouray, ces pommes sont nommées pommes de nijo].

Niolle n.f. Liseron.

Noçoux n.m.pl. Personnes participant à une noce.

Not’monde voir Monde.

Nouer v. Déborder (se dit surtout des sources). [Les sources nouent, les sources débordent (en février p.ex.). Si elles n’ont pas encore noué en avril, c’est mauvais signe pour les sources et la terre].

Nourricier adj. Qui aime se nourrir. Etre vrai nourricier : avoir pour habitude de bien se nourrir.

Nouvelle n.f. Glas. Sonner une nouvelle pour annoncer un décès.

Nouvet n.m. Noyau. Syn. : Gouvet (v. ce mot).

Nouvette n.f. Petit insecte suceur se fixant fortement à la peau, présent surtout dans les fougères. Syn. : pace.

Nouviauté n.f. Naissance à venir. On attend d’la nouviauté.

Nunu n.f.pl. Digitale.

O

 

O prép. Avec. O ieux : avec eux.

Offignou n.m. Personne qui offigne, qui fait le difficile sur ce qu’on lui offre à manger. Cul offignou [se dit à Trémeur et au Gouray].

Ofence n.f. Enfance, dans l’expression r’tomber en ofence.

Oisé n.m. Avoir l’oisé : avoir une respiration sifflante due à l’asthme par exemple [cf. oiseau]. [Se disait plutôt au Gouray. A Trémeur, on disait Etre pris à l’épille du mouchoué.

Ôraïge n.m. Orage.

Orseu n.m. 1- Récipient. 2- Mauvais sujet. Un vilain orseu !

Orienge n.m. Petit morceau.

Orta n.m. Orteil.

Osset cha (avoir l’) Avoir envie de vomir. Mot-à-mot : « avoir l’os tombé ». On

croyait autrefois qu’il existait un os dans l’estomac, dont la chute provoquait maladies et

nausées.

Ôté n.m. Partie habitable de la maison [Cf. français : hôte, hôtel]. V’nez donc dik à l’ôté :

venez donc jusqu’au logement.

De quoi. Ne pas avoir où s’ennuyer : avoir beaucoup de travail.

Ouider v. Voir moûcher.

Ourée n.f. Petit lopin de terre affecté à une culture.

Oûyer v. Remplir, saturer. J’n’veux pu d’saucisse, j’en suis ouyé. Oûyer une futaille : la

remplir complètement.

Ouyette n.f. Petit entonnoir. Voir entonnoué.

Oyet n.m. Corne de vache recevant l’eau et la pierre à aiguiser.

 

P

 

Pa n.m. Poil, cheveu.

Pa interjection Dame yan, pa ! : Ben oui, bien sûr.

Pace n.f. Voir Nouvette.

Pain d’caleuv n.m. Euphorbe.

Paltèouére n.f. Outil constitué d’un bol fixé à l’extrémité d’un long

manche, servant au prélèvement dans les barattes ou les potines à lait.

Pâquette n.f. Primevère.

Paréle n.f. Oseille sauvage (Rumex sp.).

Parer v. 1- Gratter la boue fraîche sur les vêtements avec un couteau. 2- Protéger,

sécuriser, réussir. J’é fini mon bié avant la pluie, j’me sé ben paré.

Parlement n.m. Langage. L’parlement d’Trémeu : la parler de Trémeur (JR). [Selon

RT, semble peu ou pas usité à Trémeur].

Parler (s’) v. S’écouter parler ou essayer de bien parler français : I s’parle.

n.m. Pois, haricots. Pâ d’Rome : haricots.

Passée n.f. Echalier en pierre permettant l’accès dans un cimetière et interdisant celui

des animaux errants.

Passer v.intransitif Franchir une clôture (se dit d’une vache).

Patar n.f. Pomme-de-terre.

Patenôtre Avoine à chapelet (Arrhenaterium bulbosum).

Patiner v. 1- Manipuler de façon excessive. 2- S’patiner : marcher avec élégance.

Patouiller v. Patauger, jouer avec l’eau d’une flaque ou d’une mare (se dit surtout

des enfants). [figure dans PLI 1982].

Paumelle n.f. Orge. [figure dans PLI 1910 et PLI 1983].

Pavée n.f. 1- Branchages d’arbustes de talus (épine blanche, ronces, etc.), coupés

puis étalés sur les cours de ferme durant l’hiver pour les protéger de la pluie et protéger les passants de la boue. Par ext., ce qui est étalé sur la cour. 2- Désigne un dépôt épais de branchages ou de fruits sur le sol :

une pavée de châtaignes sous le châtaigner.

n.m. 1- Pis de la vache. 2- Apparence.

Avoir biau pé : avoir bonne mine. (fig. en se moquant) : Tu vas faire ça ! T’as biau pé !

Pec adj. Aigre, acide.

Péchard adj. Rouan (couleur de robe de cheval un peu violacée).

Péche n.f. Pêche, récolte de poissons.

Pécher v. Prendre de l’eau dans ses sabots ou ses chaussures.

Péchou n.m. Pêcheur.

Pêle n.f. Poêle à frire. Une pêle grasse.

Pénaou (tout -) adj. Penaud, triste, qui a l’oreille basse.

Penser dans v. Penser à.

Pentecôte n.f. Orchis sauvage des prairies.

Pentoué n.m. Pièce de bois passée dans les membres arrières du cochon afin de le

suspendre à un crochet et de le débiter plus facilement.

Percheyer v. Gauler, faire tomber des fruits avec une perche.

Perpignan n.m. Fouet muni d’un manche tressé [provient du nom de la ville].

Pertus n.m . Trou, orifice.

Pétrol’ n.f. Bruyère. [se dit péterolle dans certaines régions].

Pet n.f. Variété de prune.

Pétasse n.f. Commère.

Peu n.m. Mamelle, pis de la vache (aliment).

Piâcher v. Mâcher en ouvrant la bouche. Piâcher de haut : ouvrir beaucoup la bouche en mangeant. Voir plâcher.

Picoche n.f. Expr. Avoir une bonne picoche : avoir la langue bien pendue

[se disait aussi au Gouray].

Picot n.m. Bec piquant d’une volaille ou d’un oiseau.

Picoter v. 1- Envoyer des coups de bec. 2- Tailler la pierre au moyen d’un marteau

pointu.

Picotou n.m. Tailleur de pierres.

Piéce n.f. Palet (jeu).

Piée n.f. Pluie.

Pigassé, pligassé adj. Se dit de ce qui est couvert de points d’une couleur différente

de celle du fond.

Pigner v. Pleurnicher.

Pignous adj. Pleurnichard.

Piler v.intransitif Ecraser les pommes. Ils ont pilé chez Robert.

Piler (sur) v. Marcher (sur).

Pilerie de place n.f. Action de piler le sol, à l’occasion de la réfection d’un sol de

ferme en terre battue. Le sol était composé de terre, de balle d’avoine et d’eau. La boue

visqueuse était écrasée à l’occasion d’une fête où l’on dansait sur la musique d’un

sonnou.

Pillot n.m. Chiffon [cf. breton pilhoù].

Pillotous n.m. Chiffonnier.

Pîment n.m. Sorte de grosse toupie.

Pimpin n.m. 1- Grande berce (Heracleum spondyllum). 2- Plante poussant dans les

ruisseaux et les prés bas (RT).

Pionet n.m. Dispositif fixé sur une faux qui fait la coupe rester droite pour être mise en

gerbe.

Pipée n.f. Quantité de tabac contenue dans une pipe.

Pirli n.m. Passereau [mot n’étant plus employé, espèce non précisée].

Pirlipipet n.m. Jeu d’enfant composé d’un bâton de 80 à 100 cm de long avec lequel on

projette un cylindre de bois d’environ 15 cm de long, pointu à ses extrémités (chaque

pointe fait 1,5 à 2 cm) et que l’on dispose de façon inclinée dans une fosse d’où il émerge.

On tape sur le cylindre avec le bâton ; il faut essayer de le rattraper au vol en tapant une

nouvelle fois dessus.

Piroton n.m. Oison.

Pistole n.f. Vx. Pièce de deux francs.

Pitelé adj. Moucheté [robe d’une vache]. n. La pitelée : la mouchetée (désigne une vache).

Pîvet n.m. Pivert. Prov. : V’la l’pîvet qu’appelle la piée !

Place n.f. Surface du sol de la pièce commune d’une habitation.

Plâcher v. Mâcher. Syn. : Piâcher.

Poche n.f. Louche de cuisine.

Popote n.f. 1- Panade. 2- Cuisine. Faire la popote : faire la cuisine.

Poques n.f.pl. Grosses mains [se disait aussi au Gouray].

Poquet adj. Maladroit par engourdissement des doigts ou par encombrement des

mains ou des bras (n’est pas un caractère constant de la personne).

Porée n.f.sing. Poireaux (collectif). Un poireau se dit un brin d’porée ou un pied d’porée.

Posson n.f. Aliment pour animaux constitué d’une farine d’orge écrasée et d’eau.

Poster v. Suivre, poursuivre. Tu es trop jeune pour poster.

Pot n.m. (pl. pôts) Poteau.

Potin n.m Fonte [se dit aussi à Rennes].

Potine n.f. Jarre de terre cuite destinée au lait.

Potiron n.m. Champignon des bois [figure au PLI 1910].

Potopion n.m. Cruche en grès destinée à l’eau.

Pou n.f. Peur.

Pouche n.f. 1- Grand sac de chanvre ou de sisal destiné à la récolte du blé ou des

pommes de terre. 2- Expr. Jouer d’la pouche : jouer de l’accordéon.

Poucher v. Pocher (se dit d’un vêtement qui tombe mal : le dèr de ses braies pouche).

Pouchette n.f. Poche. Pouchette merdouse : se dit d’une personne avare, ne donnant

pas la pratique quand il le faudrait. Se dit aussi des parrains ou marraines qui ne font

pas de frais de dragées pour un baptême.

Pouchon n.m. Sac en papier (à l’épicerie p.ex.).

Pouê n.m. Pou.

Pouère n.m. Porc (JR). [Selon RT, se dit plutôt vers Plénée et Sévignac. A Trémeur, se dit

pourcet].

Pouesser v. Pousser.

Pouesse n.f. (pl. pouessiaux) Fruit de la bardane et du gratteron.

Pouiller v. 1- Se vêtir, s’habiller (plutôt le haut, p.ex. mettre une veste plutôt qu’un pantalon). 2-

Insulter, maltraiter : pouiller quelqu’un. [Sévignac].

Poulette n.f. Ampoule au pied ou à la main.

Pouletter v. Chouchouter : se faire pouletter [entendu en 1977].

Pourcet n.m. (pl. pourciaô) Cochon.

Pourou 1- n.m. Epouvantail. 2- adj. Peureux, couard. 3- adj. Ombrageux. Un cheval pourou.

Prâtet n.m. Terrain vague, souvent communal, où se rejoignent plusieurs chemin. Le prâtet d’la Houssa.

Pratique n.f. Pourboire.

Prée n.f. Prairie.

Prier v. Inviter.

Primetére n.m. Cimetière (JR). [Selon RT, qui ne l’a pas entendu dire dans ce sens à

Trémeur, désigne plutôt certains clos. Selon une personne âgée, désignait quelque fois le

presbytère].

Priver v. Apprivoiser.

Profiter v. Grandir et se développer [être humains ou animaux. Figure dans PLI 1983].

Promettre v. Se dit d’une femme enceinte : elle promet.

Puant n.m. Punaise.

Pûcier ! exclam. Syn. Putâo ! ou putain !

Pu, pur n.m. Puits.

Puron n.m. Furoncle.

Putâo ! exclam. Putain !

 

Q

 

Quanté prép. Avec. [vieux français, cf. la traduction de La Vie des Hommes Illustres de Plutarque par Amyot, 1567, éd. La Pléiade].

Quanté ma : avec moi.

Queïsse n.f. Cuisse.

Quér n.m. Cuir (voir Kér). Il avait eun’ ceinture en quér.

Quére v. Cuire. J’n’ai fait que quére et bouéde amatin ! : Je n’ai

fait que cuire et bouillir ce matin.

Quérée n.f. Viande qui a la consistance du cuir, carne.

Quernelle n.f. 1- (Trémeur) Grande bobine. 2- (Le Gouray)

Bobine sur laquelle on enroulait le lin.

Quette n.f. Jambe.

Quetter v. Envoyer des coups de pied : eun’ vache qui quette. S’enquetter v. :

s’entredonner des coups de pied.

Quimberlin n.m. Vilebrequin.

 

R

 

Rabiller v. Voir Rhabiller.

Rabine n.f. Allée bordée d’arbres : la rabine de Marhanne, de la Gueurine. [Ce mot existe en breton avec le même sens (cf. R. Hémon) et n’apparaît pas dans les dictionnaires français].

Ramarer v. Réparer.

Ramberge n.f. Voir Remberge.

Rancir v. Se dit de quelqu’un qui a une respiration sifflante (asthme).

Raoûder v. Délirer sous l’effet de la fièvre, rêver en bredouillant.

Rapionner (se -) v. Ragaillardir, se redresser après avoir failli tomber.

Rapp’lant adj. Bien épicé.

Rebat n.m. 1- Refrain. Faura tou v’s’ébahi au rebat : il faudra tous reprendre en

choeur au refrain. 2- Prendre au r’bat : achever par un verre supplémentaire quelqu’un

qui a beaucoup bu et parlé.

Rebouffi adj. Se dit d’un chien ou tout autre animal dont les bords du museau

s’élargissent quand il vient de bailler ou d’aboyer.

R’bouincher v. Se dit d’un vêtement qui ne tombe pas bien, qui se relève mal à

propos de façon spontanée [JR, à vérifier].

R’bourser v. 1- Synonyme de r’bouincher, dans un mouvement passif, par

exemple l’herbe sur laquelle on a marché et qui se redresse. 2- Se retrousser [RT]. 3-

Pencher dans le mauvais sens [RT].

Récaupi [prononcer rékéoupi] adj. En voie de guérison : être récaupi. Etre récaupi

comme un crapiau su eun’ roch’ chaude : expression imaginée par Jean-Baptiste

Renault, père de Jean Renault, pour décrire quelqu’un bien installé et détendu pour se

reposer.

R’chigné adj. De mauvaise humeur : r’chigné comme un bout de crotte !

R’gopter v. Rattraper au vol un objet lancé (une balle, …).

R’gromer (se-) v. Se rengorger. Se disait aussi au Gouray.

Réïssiée n.f. Après-midi.

Réïssion n.f. Collation qui se prend durant la réïssiée.

Réïssionner v. Prendre la réïssion.

Reléïses (du coeur) n.f.pl. Cordes qui, pensait-on, soutenaient le coeur. On prend une

goutte pour se rel’ver les reléïses du coeur !

Remberge n.f. (ou Aremberge) Mercuriale (Mercurialis annualis). [Autres noms in Secrets et

vertus des plantes médicinales, éd. Sélection du Reader Digest : foirolle, caquenlit, chimon, remberge, aremberge, vignette, chou de chuen].

Remmener v. Remmener au mâle : remplir une bouteille de goutte.

Rempïéter v. Remettre un manche à un outil.

Renard (faire le -) v. (expression) Ne pas aller à l’école, à l’insu des parents. Cf. breton Skol louarn (l’école du renard) : l’école buissonnière.

Répétère adj. Peu avenant : un air répétère. Se dit aussi d’une personne qui s’exprime sèchement, ou d’une personne qui discute jusqu’à la fin.

Rhabiller v. Raccomoder, ravauder : j’li ai rhabillé ses chausses.

Ribot n.m. Manche muni d’un bois rond percé de trous.

Ringler v. Syn. Rancir (v. ce mot). [Se disait aussi au Gouray].

Roche n.f. 1- Caillou. 2- Morceau de sucre : roche de sucre.

Rochettes n.f.pl. Sorte de jeu d’osselet auquel on joue avec cinq petites pierres.

Rochéter v. Jeter des roches. S’entrochéter : se jeter mutuellement des cailloux.

Rollon n.m. Barreau d’échelle.

Rôtie n.f. Préparation de cidre chauffé, servi avec des croûtons. On servait la rôtie aux

vaches venant de vêler, ou aux nouveaux mariés mis au lit tout habillés, vers 5 ou 6

heures le jour du r’noçon.

Rotonée n.f. (Syn. Rotonade) Raclée.

Rotonner v. 1- Administrer une raclée. 2- Mijoter : « Midi qui sonne et patars qui

rotonne » (dicton).

Roua’b, ou rouable n.m. 1- Instrument servant à étendre la pâte des galettes. 2- Outil

utilisé par le cantonnier pour gratter la boue. 3- Outil semblable au précédent utilisé

pour rassembler le blé battu avant de la vanner.

Roucher v. Ronger. Roucher sa croûte : ruminer.

Rouéle n.f. Loutre.

Rouelles n.f.pl. Roues servant à supporter l’âge (le timon) d’une charrue pour

l’empêcher de basculer.

Rouget n.m. 1- Zool. Gardon. 2- Botan. Variété de pommes. [cf. en Ille-et-Vilaine :

rouget de Dol, qui a donné son nom à une société de cette région].

Roule n.m. Mettre au roule : mettre en marche correctement.

Rouzine n.f. Résine à chandelle.

Ruette n.f. Petit bas-chemin creux bordé de talus. La ruette de la Ville Evin (située

près du bourg, à proximité du Pontré). La ruette pissouse (ruette située près du bourg de

Trémeur, où se rendaient les femmes du Menu Bois avant la messe afin de « prendre

leurs précautions ».

Ruîne n.f. Botan. 1- Orobanche du trèfle. 2- Cuscute de l’ajonc et de la luzerne.

Ruton n.m. Botan. Rutabaga.

R’veuger v. Fouir comme le font les cochons.

R’volumer v. Tourbillonner comme le fait la poussière ou la balle (réputer annoncer

la pluie).

S

 

Sa n.m. Soir.

Sablon n.m. Falun, extrait de la région de Tréfumel, du Quiou et de

St-Juvat, servant d’amendement dans les terres lourdes.

Saf ou sav adj. Très sec et coupant (vent).

Saner v. Castrer [se dit aussi au Gouray].

Sangne n.f. Méd. Zona.

Sanceler v. Déchirer en coupant de façon malhabile ou parce que

l’outil découpe mal [se disait aussi au Gouray].

Sas n.m. Tamis [figure au PLI 1983].

n.m. Sel.

Sécart n.m. Tonneau d’une capacité égale à 7 quarts de barrique.

S’gogne n.f. Zool. Cigogne.

Senille n.f. Botan. Chénopode.

Sente n.f. Sentier. [cf. PLI 1983 : du latin senuta, petit sentier]. Le Clos de la Sente :

nom du champ sur lequel a été acheté le terrain d’habitation des Renault.

Sentiment n.m. Odeur corporelle. Avoir du sentiment : dégager de l’odeur.

Séoûde n.m. Botan. Saule. Le Saudras : [lieudit] le Saudrais (saulaie, lieu planté de saules).

Séoûquette n.f. Zool. Sauterelle.

Sercl’ n.f. Ensemble des mauvaises herbes à sarcler.

Serrer v. Ramasser. Serrer les pommes.

Seu n.m. Botan. Sureau (Sambucus nigra).

Seyon n.m. Sillon [rare].

Sia ! adv. Si ! Dame sia !

Sicot n.m. 1- Reste de la base des plumes sur la peau d’une volaille. 2- Chaume, reste

de la base des tiges coupées restée dans le sol.

Sieu n.m. Suif. Chandelle de sieu.

Sign’rie n.f. Surnom, donné par moquerie. C’est pas mon nom, c’est eun’sign’rie !

Sio n.m. [prononcé bref] Seau.

Solet n.m. (pl. solêts) Soulier.

Solier n.m. Grenier (cf. breton solier, grenier).

Sonner v. Sonner. Sonner une nouvelle : sonner le glas.

Sonnou n.m. Sonneur [en particulier pour les noces].

Sosson n.m. Paysan ne possédant pas de chevaux, payant le service de ceux de son

voisin en réalisant chez lui des travaux à bras.

Souillie n.f. Enveloppe de tissu que l’on remplit de balle pour confectionner le

matelas des enfants.

Souillotter v. Commettre de petits larcins, en égrenant dans un seau les récoltes sur

pied [serait à vérifier auprès d’un ancien].

Soula n.m. Soleil.

Sour n.m. Zool. Salamandre. Sour gâr : salamandre tachetée.

Sour’goulier n.m. Double menton.

Souricier adj. Qui attrape bien les souris : un chat souricier.

Souris-chaude n.f. Zool. Chauve-souris.

Subler v. Siffler.

Sublet n.m. Sifflet.

Sublette n.f. Petite anche vibrante que l’on réalise au printemps à l’aide d’un

morceau de branche de noisetier ou de saule, produisant une seule note.

Subout n.m. Etai.

Subouter v. Etayer.

T

 

Ta 1-pr. Toi. 2-adj.poss. Ta. 3-n.m. Etable.

Talousson n.m. Morceau de pain épais, difforme et mal coupé.

Tamponne n.f. Pistolet à air comprimé réalisé à l’aide d’une branche de sureau.

Tantôt (à) interj. Au revoir.

Tanvillon n.m. Plaque d’acier perforée disposée sur le feu à l’aide

d’un trépied, pour modérer la chauffe [fait penser au breton tan

bihan, petit feu].

Tanviolle n.f. Galette plate, d’une épaisseur moyenne d’environ 3 cm, réalisée avec la

pâte à pain de la ferme et cuite au four à pain.

Taoupette n.f. Bouteille de 30 à 50 cl [sens voisin de fillette]. Une personne

dénommait sa « p’tite castrole » par sa « p’tite taoupette ».

Tapon n.m. Tampon de chiffon servant à boucher un conduit [PLI 1983].

Taraque n.m. Zool. Tique [JR notait taratte].

Tarer v. Maculer, tacher durablement. J’ai eu du mal à nettoyer ma castrol’, elle était

toute tarée [par des aliments qui avaient attaché].

Teil n.m. Tesson de bouteille.

Tek n.m. Jeu semblable au tennis, auquel on jour à l’aide raquettes en écorce de chêne.

Tenant adv. Beaucoup. [Se place en fin de phrase, sans complément : il n’y en a pas

tenant. On ne dirait pas : il y a tenant de monde].

Téne n.f. Terrier de renard ou de blaireau.

Terjié n.m. Secteur, coin, région.

Terrié n.m. Terreau.

Terzé n.m. (pl. terziau) Ensemble de 5 à 9 gerbes de blé, dressé sur le champ en

cheminée pour parfaire le séchage.

Teû adj. Tordu. [Dans une querelle de voisinage avec Léonie Gesret, le plaignant, un

peu contrefait, prétendait connaître le droit. Il s’entendit répondre : Ta ! T’es ben teû

pour connaître le dret !].

Teurte n.f. Zool. Tourterelle.

Tiller v. Salir de boue, enduire une ruche de boue.

Tirer v. 1- Tirer (même sens qu’en français). 2- Traire. Tirer les vaches.

Tomelle n.f. Voir mulon.

Toret n.m. Taureau.

Tornette n.f. Spatule servant à retourner les galettes.

Torneyante adj. Tournoyant. Eun’ cave torneyante : un trou à remous dans la rivière.

Tosser v. Envoyer un coup de tête, (par ext.) cogner. Les moutons tossent. J’m’ai

tossé dans l’meub !

Tôter v. Soigner, dorlotter. Syn trucher.

Toucher v. Rassembler le bétail pour le conduire au marchand. [PLI 1983 et 2000].

Celui qui exécute l’opération est le touchou. Toucher la vache : la faire rejoindre les

autres dans le troupeau.

Touchou n.m. Voir toucher.

Touiller v. Salir. L’bas d’tes braies est tout touillé.[Se dit plutôt dans le sens de

mouillé par la rosée. Sali par la boue se dit tillé].

Tourjou adv. Toujours.

Tourou n.m. Verrou.

Tout comm’ ! exclam. Tout de même !

Touzer v. Tondre.

Travailler v. Endurer les souffrances de la maladie, de l’agonie [entendu en 1977].

Treï n.f. Zool. 1- Truie [mot ancien remplacé par coche. 2- Cloporte.

Trémouène n.f. Botan. Trèfle violet [ne se dit pas pour les autres variétés de trèfle].

Tricant n.m. Longue trique de plusieurs mètres de long.

Tripot n.m. 1- Dépôt restant au fond d’un récipient (par ex. d’une bouteille de goutte

dans laquelle ont macéré des fruits). [JR. Serait à vérifier auprès d’un ancien]. 2-

Cuisine. Faire le tripot : faire la cuisine, la vaisselle.

Trou n.m. Grosse tige ou petit tronc. Un trou d’chou.

Trucher v. Voir tôter.

Tuer 1- v.intrans. Tuer et dépecer. Tuer l’cochon. 2- v.trans. Se dégrader [se dit surtout

du cidre qui noircit au contact de l’air : le cid’ s’est tué].

Tuet n.m. Tuyau (par ext. : oesophage). [Se dit sous cette forme (RT) plutôt que cuet (JR)].

U

Usset n.m. Demi-porte d’entrée de la maison, interdisant l’entrée aux animaux mais laissant passer la lumière.

V

 

Vachette n.f. Jeune génisse, veau femelle.

Vaizon n.m. [le sens du mot ne figure pas, en dehors de son usage dans l’expression suivante]. Saou comm’ un vaizon : saoûl au point d’être malpropre et de faire dans ses culottes.

Vantié adv. Peut-être.

Varaine adj. Meuble, facile à bêcher (terre) [Dépend de la nature du sol, du degré hygrométrique].

Vaspadien n.m. 1- Romanichel, “comédien”. 2- (par ext.) Joyeux, rigolo.

Vaton n.m. 1- Tampon destiné à se badigeonner la gorge. 2- Pinceau à blanchir les murs.

Vengeance adv. Beaucoup. Y’en a vengeance ! Syn. Hardi.

Ventoué n.m. Tarare, appareil destiné à vanner la récolte.

Vêprée n.f. Après-midi.

Vergée n.f. Unité de surface (3 ha), naguère employée pour la surface des champs.

Vergelé adj. Se dit de la couleur variée d’un animal, dessinant des taches faisant

penser à des coups de verge.

Véro n.m. Vérat.

Vertevelle n.f. Partie femelle de la charnière.

Viandé adj. Charnu. [Une personne native de Languédias disait viandu].

Vice (n’y a pas d’) Expr. Ça ne fait rien.

Vignette n.f. Botan. Oseille sauvage.

Virouô n.m. Treuil de puits.

Vis n.m. Vis [même sens qu’en français, mais genre masculin].

V’limoux adj. Venimeux.

V’lin n.m. 1- Animaux rampants dans les buissons, que l’on entend se déplacer sans les

voir. 2- Venin.

Volet n.m. Couvercle de terre, posé sur une casserole, servant ensuite à chauffer le lit

d’un malade (voir gamouèch’).

Volette n.f. Botan. Nénuphar jaune [JR ; inconnu de RT].

Voueilloche n.f. Tas (meulon) fait avec le foin sec pour faciliter son enlèvement.

 

Y

 

Yan adv. [prononcer an comme le français banc et non comme le prénom Yann]

Oui . Dam’ yan !

 

 

GLOSSAIRE DU GOURAY

A

Abattue n.f.. Faire une abattue : dégager de la terre au pied d’un arbre.

Abienner v. Tire parti des reste de quelque chose.

Afistoriom n.m. Fourbi, outillage [n’a pu être vérifié].

Allumer (s’) v. Faire une chute en s’allongeant de tout son long.

Anesser (s’) v. Devenir noir. V’la l’ciel qui s’anesse.

Anvin n.m. Correspond au trémeurois V’lin (les animaux rampants).

Ardiller v. Salir. Tu as tout ardillé tes hannes !

Arseni n.m. Poison. Si j’mens, j’veux qu’le verre-là m’servirait d’arseni (expr.).

Aubiche n.f. Intuition, intelligence. Avoir de l’aubiche : avoir l’idée de ce qu’il faut

faire.

B

Baiser v. Vider avec une écope.

Baisure n.f. Zone de contact entre deux pains voisins dans le four. A la

sortie du four, la séparation des pains rend cette partie dépourvue de

croûte.

Bergasser v. Roter. Faut mieux péter que bergasser à la table d’un

monsieur (expr.)

Berlinge Sorte de drap [bélinge à Trémeur].

Bérouée n.f. Colique. Une bérouée d’mal de vent’. [Brest : on disait brouée, cf.

breton : brouadur].

Boué d’erguèniss’ n.m. Bois de réglisse (friandise).

Bourgadin n.m. Habitant du bourg [péjoratif].

Brûlerie n.f. Incendie.

Bzite n.f. Poire sauvage venue de semis naturel [Trémeur : gobette. Se disait aussi à

Mégrit, à Languédias].

C

Cann’futer v.

Châillots Blocs de pierre ayant résisté à l’érosion.

Chat borgnard n.m. Colin-maillard. Jouer à chat borgnard.

Cliardaisser v. Luire, briller.

Corniére n.f. Angle. Un clos à trés cornéres : un champ triangulaire

[était réputé maudit].

Corporaille n.f. Viscères des animaux tués à la ferme.

Cuetter v. Avaler.

 

D

Daburotée n.f.. Pissée. Une bonne daburotée. [A Trémeur, on disait

parfois déburotée].

Déhoter v. Démunir quelqu’un de quelque chose.

E

Ebéyer v. Vider (les poissons).

Ecaupler v. Ecoper. Par ext. : boire une bolée.

Egrouger v. Egruger [JR]. [Se disait à Trémeur (RT)].

Elouter v. Trier, choisir. [cf. franç. élire.].

Emiette n.f. Miette. Il mangit ça qu’les émiettes en volaient au solier !

Epeüria n.m. Epouvantail.

Epritoché adj. Eveillé. Et’ épritoché comm’ èn’ pan’rée de p’tits chatons.

Essas n.m.pl. Restes d’un repas, ce que l’on ne mange pas. T’as fait les essas gros : tu

as fait de grosses épluchures.

Essemiller v. Eparpiller [se disait à Trémeur (RT)].

Estrivaller v. Faire quelque chose trop vite, sans soin, en l’abîmant.

Eure (être sur l’) Etre penché sur le côté, comme Térué.

F

Feune n.f.. Fourche.

Feuv’ n.m. Botan. Hêtre.

Filomie n.f. Physionomie.

Fournigoter ou fourgoter v. Fouiller en remuant [cf. PLI 1983 :

fourgonner] [Orain indique fournigoter dans toute l’Ille-et-Vilaine et

fourgotter à Dourdain].

Fratres n.m. (prononcer fratresse) Coiffeur [JR]. [Se disait à Langourla, mais pas à

Trémeur (RT). PLI 1910 : frater (pl. fraters) est indiqué pour religieux illettré, garçon

chirurgien, barbier].

Frutéïgier adj. Amateur de fruits.

Frutt’ adj. Sauvage, peu abordable (se dit d’un animal domestique qui ne se laisse pas

approcher). [Se disait à Trémeur].

G

Gerbière n.f.. Porte extérieure sur la façade d’un grenier.

Gernotte n.f. Botan. Ombellifère à racine charnue et comestible, au

goût de noisette. Faut pas manger des gernottes, ça donne des poués ! :

Il ne faut pas manger de gernotte, ça donne des poux !

Glan-net n.m. Pièce de bois fichée dans la maçonnerie du foyer, fendu à

son extrémité pour soutenir une chandelle. [cf. églaner à Trémeur].

Goule n.f. Bouche, gueule. Ne pas donner pour teurte de la goule

Fête du chocolat à Trémeur 3 & 4 octobre 2015 (22250)

2015-10-03 fête du chocolat

 

 

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